Qui décide pour nous ? La construction de la Ligne à grande vitesse ou LGV, pour laquelle nous devrons payer un impôt supplémentaire, bouleversera le territoire d’Iparralde, ses équilibres économiques, démographiques, culturels, linguistiques, environnementaux, tout son système de mobilités. Bien que ce projet soit majoritairement contesté par nos élus locaux, il nous est imposé par des décideurs situés à Pau, à Bordeaux, à Paris, à Bruxelles et même à Bilbao. Les Basques, qu’ils soient d’origine ou d’adoption, ne maîtrisent pas leur devenir. Cette politique coercitive nous est infligée dans d’autres domaines. L’Education nationale refuse de nous entendre lorsque nous demandons que les enfants que nous scolarisons en euskara grâce à des efforts inouïs, puissent passer leurs examens en basque. En plein cœur d’une Europe qui devait gommer les frontières interétatiques, qui érige en totem la libre circulation des personnes, Paris et Madrid remettent en place les barrières, au no...